Interview de Kristof Casagrande, conducteur de chantiers de Maisons Blavier

Construire une nouvelle maison est une aventure passionnante. C’est parce que de nombreuses personnes ne savent pas précisément ce qui les attend, que nous sommes parties à la rencontre d’un conducteur de chantiers. Il nous explique en quoi consiste concrètement la construction d’une maison clé-sur-porte et révèle pourquoi il croit tellement en ce concept.

La construction clé-sur-porte

Comment se déroule précisément une construction clé-sur-porte ?
Kristof Casagrande: « Le but du concept clé-sur-porte est de faciliter la vie du maitre d’ouvrage au maximum. Pour commencer, le client choisit lui-même un architecte, ensuite, le client se rend chez l’un de nos conseillers avec un plan provisoire, un croquis ou la photo d’une autre habitation. Le conseiller calcule ensuite le prix de la maison. Ce calcul est analysé avec le client dans cette première phase du projet.
 
Si le client est d’accord avec notre proposition, l’architecte développe les plans. » « Dans ces plans, la conception de base de la maison est adaptée en fonction des choix du client. La salle de bains peut, par exemple, être réduite ou déplacée, le toit peut être agrandi, etc. C’est sur base de ces plans (que l’architecte envoie à l’urbanisme pour obtenir un permis de bâtir) que nous construisons nos maisons. Dans la dernière phase de la construction, nous nous réunissons avec le client afin de discuter de tous les aspects techniques, comme le raccordement à l’eau courante et à l’électricité. Et c’est à ce moment là que le conseiller transfère le dossier au conducteur de chantiers, moi en l’occurrence. »

Les atouts du clé-sur-porte

Quel est le grand avantage de la formule clé-sur-porte ?
 
Kristof Casagrande: « Le point fort du concept clé-sur-porte est que le maitre d’ouvrage ne doit quasiment s’occuper de rien. Il doit principalement choisir les menuiseries extérieures et intérieures et les carrelages. Dans la première phase, nous proposons au client un certain type de finitions. Dans une phase ultérieure, le maitre d’ouvrage peut encore réviser son choix et par exemple opter pour un autre type ou une autre couleur de chassis de fenêtres. Nous essayons de rester le plus flexible possible et de donner au client le droit de changer d’avis à tout moment. C’est très important, car ce n’est qu’à la fin que la plupart des gens commencent à se rendre compte à quoi ressemblera leur future maison. Si le nouveau choix du client est moins cher, on adapte le prix. Il en est de même s’il choisit un matériau plus onéreux. Nous calculons la différence et rédigeons un accord. »
 
« Pour les personnes qui ne connaissent rien au secteur de la construction, le concept clé-sur-porte est une sécurité. Ils ne doivent coordonner aucun travaux et ne doivent recruter ni entrepreneur ni corps de métier. Si vous travaillez avec juste un architecte, vous n’avez qu’un seul contrôle, celui de l’architecte.  En construisant clé-sur-porte, le client travaille non seulement avec un architecte mais également avec unconducteur de chantiers qui coordonne tout et protège ses intérêts. Le contrôle s’effectue donc de deux côtés, ce qui est une sécurité supplémentaire. »
 
Le clé-sur-porte est donc, selon vous, le concept idéal pour des gens ne connaissant rien au secteur de la construction. Avez-vous d’autres groupes cibles?
 
Kristof Casagrande: « Oui, à côté de l’avantage du double contrôle, par l’architecte et par le conducteur de chantiers, il y a la facilité. Le client est régulièrement invité à des visites de chantier et parmi celles-ci, seules quatre à cinq visites sont obligatoires. A part ça, il vient quand il veut. De plus, le client reçoit d’office une copie du rapport de chantier, de telle sorte qu’il est tenu au courant de l’évolution des travaux. Toutes les deux semaines, il reçoit également un document contenant les points devant être survolés dans la phase suivante. C’est une excellente méthode pour quelqu’un qui souhaite se tenir au courant de l’évolution de la construction, mais sans s’investir complètement. »