Les normes PEB, c’est reparti pour un tour !

Vous l’avez sans doute remarqué, vous ne pouvez aujourd’hui plus échapper au mode de construction durable. Si vous désirez construire une habitation, vous devrez tenir compte d’exigences PEB de plus en plus strictes. Depuis le 1er janvier 2018, les normes de performance énergétiques du bâtiment ont été renforcées en vue d’atteindre le standard européen NZEB (Nearly Zero Energy Building) ou Q-ZEN (Quasi Zéro Énergie) en 2021. Ces normes portant sur les performances énergétiques et le climat intérieur des habitations ont un impact sur l’isolation, le chauffage, la ventilation et la surchauffe des bâtiments. À l’avenir, les nouvelles constructions devront respecter un niveau E maximum de 45 (30 en Flandre) et un niveau K de 35 maximum (un niveau S de 28 pour la Flandre). Mais que signifient ces termes au juste ?

Le niveau E, un concept global

Le niveau E exprime le bilan énergétique global de votre maison. Plus ce niveau est bas, plus faible est la consommation d’énergie théorique totale de l’habitation. L’isolation et l’utilisation d’énergies renouvelables, telles que celles produites par les panneaux solaires ou les pompes à chaleur, sont deux exigences fondamentales pour obtenir un niveau E favorable. Vos choix quant aux types d’installations (chauffage, climatisation, panneaux solaires…) placées, remplacées ou modernisées et au système de ventilation utilisé jouent également un rôle capital. Votre niveau E ne sera par contre pas influencé par vos habitudes de consommation et la consommation de vos appareils individuels.

Du niveau K (et les besoins énergétiques nets) au niveau S

En Flandre, le niveau S attribue une note aux qualités énergétiques de « l’enveloppe » de votre maison. Depuis le 1er janvier 2018, il remplace le « niveau K » et le concept de « besoins nets d’énergie » pour les constructions neuves (en revanche, aucun changement en Wallonie et à Bruxelles) :

  • Le niveau K correspond à l’isolation thermique globale d’un bâtiment. Par conséquent, il est déterminé par l’isolation des murs extérieurs, des toitures, des planchers et des fenêtres. La compacité et les ponts thermiques jouent également un rôle dans ce niveau K.
  • Les besoins énergétiques nets expriment la quantité d’énergie nécessaire pour maintenir la température d’une maison aux normes.

Le niveau S se base aujourd’hui sur ces mêmes facteurs, avec la prévalence d’être plus complet et précis. Il ne tiendra par exemple plus seulement compte de la compacité d’une habitation, mais également de l’efficacité de sa forme et de son architecture (les murs mitoyens, son étanchéité à l’air…).

Quelles sont les exigences actuelles du PEB ?

En Flandre, tous les bâtiments soumis à l’obtention d’un permis d’urbanisme (en Wallonie ceux qui requièrent d’un permis avec responsable PEB uniquement) doivent répondre à certaines normes énergétiques appelées Performances Énergétiques du Bâtiment. Ces exigences PEB modifiées le 1er janvier 2018 imposent les normes suivantes :

  • Le niveau E des nouvelles constructions doit atteindre un maximum de 40 en Flandre (contre 50 en 2017) et un maximum de 65 en Wallonie. De plus, l’exigence d’énergie nette et le niveau K inférieur à 35 en Région wallonne ont été remplacés par un niveau S en Flandre (qui ne peut pas dépasser 31).
  • Un niveau E, K ou S n’est pas encore calculé pour les bâtiments en rénovation.
  • Pour les rénovations énergétiques majeures, par contre, le niveau E maximum reste de 90, mais des efforts supplémentaires doivent être faits pour exploiter les énergies renouvelables à hauteur de 15 kWh/an par mètre carré de surface utile.

En route vers les habitations Q-ZEN de 2021

Pour les nouvelles constructions, ces exigences ne sont en réalité que des mesures transitoires puisqu’en 2021, elles devront toutes être « Quasi Zéro Énergie (Q-ZEN) ». Cela veut dire qu’elles consommeront très peu d’énergie pour le chauffage, la ventilation, la climatisation et la production d’eau chaude sanitaire et que l’énergie malgré tout consommée devra provenir de sources vertes. Une bonne nouvelle pour l’environnement !

Vu le nombre toujours impressionnant d’habitations à performance énergétique médiocre, cette transition se fera de manière progressive, ce qui signifie que le niveau E des nouvelles constructions pourrait être de 35 en 2020 alors qu’il devra atteindre un niveau maximum de 30 en 2021. Idem pour le niveau S qui peut être de 31 aujourd’hui et devra être ramené à 28 en 2021.

Bien entendu, rien ne sert d’attendre cette échéance pour construire durablement. Il est beaucoup plus rentable de répondre aujourd’hui aux normes de demain. L’investissement — très vite récupéré — en vaut donc la chandelle. L’énorme différence sera rapidement visible sur vos factures d’énergie ! Curieux de voir à quoi ressemble une maison économe en énergie ? Venez visiter notre maison témoin Q-ZEN à Erpe-Mere.

Vous souhaitez obtenir plus d’informations sur les techniques d’isolation des habitations clés sur porte de Maisons Blavier ? Vous avez des questions sur les exigences de Performance Énergétique des Bâtiments ? Prenez contact avec un de nos conseillers en construction.