L’installation électrique : les frais à prévoir avant un contrôle de conformité

Lors de l’achat d’une maison, le futur propriétaire doit également tenir compte de l’état de l’installation électrique existante. Et dans ce domaine, les mauvaises surprises sont souvent nombreuses… Quelles dispositions faut-il prendre et à combien s’élèvent les frais des postes majeurs ? Dans cet article, nous éclaircissons la situation.

Vente et achat d’une maison : quelles obligations ?

Dans le cas d’une vente de maison ou d’appartement construit avant 1981, il faut obligatoirement fournir une attestation de contrôle de conformité de l’installation électrique. Dans les autres cas, le propriétaire du bien est juste tenu de vous remettre un procès-verbal de visite. Si celui-ci est négatif, le nouveau propriétaire doit effectuer les travaux nécessaires dans les 18 mois suivant la signature de l’acte de vente et doit demander une revisite de contrôle. Si le PV de contrôle est positif, il reste valide pendant 25 ans.

L’importance des schémas électriques

Même si la législation en la matière ne vous impose rien, mieux vaut avoir à votre disposition les schémas unifilaire et de situation – le dernier consistant en un plan de l’habitation avec tous les points électriques. De cette façon, vous savez précisément quel circuit couper lorsqu’un problème survient.

Pour établir ou compléter ces schémas, vous pouvez faire appel à un électricien si vous n’avez aucune connaissance en la matière. Les frais liés à ce poste dépendent du nombre de circuits.

Installation électrique

Le différentiel, la pièce maîtresse de votre installation électrique

S’il n’est pas déjà présent, le tableau électrique ne devrait pas vous coûter plus de 100 euros. À celui-ci s’ajoutent les frais d’un différentiel, qui permet de couper automatiquement votre installation électrique à la moindre perte de courant ou fuite constatée. Votre sécurité n’a bien entendu pas de prix, et celui d’un différentiel s’élève à une centaine d’euros.

Attention aux prises de terre !

L’utilisation d’appareils avec une prise de terre demande une mise à terre. Si le raccordement au piquet de terre est absent ou mal effectué, le branchement d’appareils tels qu’un lave-vaisselle ou un réfrigérateur se fera au détriment de votre sécurité. Ce poste peut s’avérer particulièrement onéreux, car la mise à terre peut nécessiter certains travaux de démolition.

Qu’en est-il dans le cas d’une nouvelle construction ?

 

Les situations précitées ne constituent que quelques-uns des problèmes qui peuvent être rencontrés lors de la procédure de vérification d’une installation électrique existante. Dans le cas d’une nouvelle construction, la procédure liée à l’attestation de conformité de l’installation électrique incombe généralement à l’entreprise chargée des travaux. Lors de la livraison de votre maison, vous avez ainsi la garantie de disposer d’une installation électrique dont le certificat de conformité est valable pendant 25 ans.